Cabo Verde - En Résumé

Ça fait déjà 2 semaines qu’on est parti du Cap Vert et on est quelques 2100 miles plus à l’ouest. On a passé beaucoup de temps sur la mer pour repenser à toutes les émotions vécues, les personnes rencontrées et les paysages adorées du mois précédent au Cap Vert. Après ces moments de réflexion, le Cap Vert mérite clairement un petit résumé de toute ces rencontres entre nous et pêcheurs, professeur de mathématique, guides divers, petit voyous amarreurs, professionnels amarreurs, policiers, douaniers, amis d’études Suisses, serveurs et serveuses, anciens marins, homme de la rue, vendeurs, gardes de port, etc.

 

Commençons par l’arrivée à Mindelo.

 

Après 7 jours de navigation entre les Canaries, nous voilà le 12.11.2016 au petit matin à l’approche de Mindelo.

 

Petit café du matin après un quart de nuit
Petit café du matin après un quart de nuit
Contournement avant d’arrivée au port de Mindelo
Contournement avant d’arrivée au port de Mindelo

A 8 h du matin, on est finalement au mouillage dans le port de Mindelo. Comme c’est une station de départ pour l’Arc (Rallye pour voilier), il n’y a plus de place au port et on doit faire nos petits travaux de réparation et de nettoyage au mouillage.

Travaux en haut du mat
Travaux en haut du mat

Les quelques jours qui suivent, on profite de Mindelo, avec son marché au poisson, ses marchés aux fruits et légumes, ainsi qu’un amas de petite cabanes où on peut trouver de tout, du téléphone portable au short, des casseroles aux chaussures. Très rapidement, on se met à apprécier le rythme capverdien : « Tranquille ! » est le mot phare. Tout se fait d’une manière ou d’une autre, mais surtout avec une tranquillité incroyable. On est très vite pris par ce mode de vie et on se repose tout en travaillant, tranquille.

 

Après, 3 jours au port, le matin tôt, je suis encore au lit sous le hublot ouvert, j’entends des petites voix et des petits pas sur le pont. Comme Mimie n’est plus au lit, je me dis qu’elle est en train de jouer doucement avec les enfants dehors. Mais alors là, je me trompe ! 30 secondes plus tard, il y a une ombre au dessus du hublot, j’ouvre les yeux. Je ne sais pas si je rêve, si je suis toujours sur Petit Prince ou quoi comment… Il y a Marcel, ami de très longue date et Tim copain d’études qui ont leurs têtes dans le petit carrée de l’hublot. La surprise de Mimie, Pierre, Marcel et Tim est totale.

Des vieux amis réunis
Des vieux amis réunis

Du coup, ce petit groupe d’amis fait une petite journée de visite de Sao Vincente en prenant un Aluger pour aller de l’autre côté de l’ile sur une belle plage. Le lendemain, c’est le départ direction Santo Antao. L’île la plus au Nord-Ouest de l’archipel, avec au programme 2 jours de randonnée, car c’est l’île dite la plus verte avec Brava.

 

J’avais déjà regardé différents trajets à faire et j’avais préparé un petit programme pour les jours à venir. Pour 2 ou pour 4 c’est tout aussi intéressant. A l’arrivée à Porto Novo tout le monde descend à terre pour aller faire un tour et on a acheté une carte de randonnée. On en profite directement pour se renseigner aussi sur les Alugers, parce que pour arriver au point de départ de la première journée, il faut environ 1h de route en voiture.

 

Mais stop, on ne va pas sauter trop vite et reprendre les évènements un après l’autre.

 

Le jour même donc, on se balade un bon moment dans les rues de Porto Novo. Une petite ville sans trop de charme. On a l’impression qu’elle existe juste parce qu’il y a le port pour les féries. Malgré ça on tombe sur un petit coin de paradis. Un petit restaurant dans une rue perpendiculaire à la côte, à mi-chemin entre le port et la place principale de la ville. Le restaurant a une magnifique terrasse ombragé peinte avec beaucoup de soins par son propriétaire Giorgo et des artistes locaux. On se pose avec lui et on boit un petit Grogue (alcool local) tranquille en jouant aux cartes. Après une ou deux heures c’est le rendez-vous pour retourner à bord de Petit Prince. Et là…

 

Couchée de soleil à Porto Novo
Couchée de soleil à Porto Novo

…on profite un moment de ce magnifique couchée de soleil. C’est à ce moment là qu’on tombe sur un monsieur très sympa et on discute un moment avec lui. Il s’avère que c’est un guide de l’ile et il a aussi un Aluger. Contrairement aux chauffeurs et guides à la sortie du port, il était très discret et ne voulait pas à tout prix nous vendre ces servies. Du coup, après deux, trois minutes de négociations, le marché est conclu et on a rendez-vous avec lui le lendemain matin à 8h30 pour qu’il nous amène en haut à la Cova de Paul, le point de départ de notre randonnée.

 

Une fois arrivée sur Petit Prince on profite du cadeau de Marcel et Tim : une vrai fondue Suisse.

 

Fondue à bord de Petit Prince
Fondue à bord de Petit Prince

Après une bonne nuit de sommeil, c’est le départ pour deux jours en montagne et au bord de la mer. On vous donne quelques points de l’itinéraire avec la carte, mais on laisse surtout les photos parler de ces jours passés en très bonne compagnie de nos amis :

 

8h30 départ Porto Novo pour Cova de Paul en Aluger

9h30 départ Cova de Paul direction Pico da Cruz à pied

 

A mi-chemin entre Cova de Paul et Pico da Cruz on descend dans la Cabo da Ribeira. Une grosse descente jusqu’au Chã de Fazenda qui ne passe pas inaperçu pour nos jambes. Ensuite, on descend la Figueiral de Paul jusqu’à Eito où on arrive milieu d’après-midi pour boire un verre et faire une petite pause.

 

Voilà quelques photos de cette randonnée :

La carte de randonnée avec des annotations
La carte de randonnée avec des annotations
Vue sur Figueiral de Paul
Vue sur Figueiral de Paul
Plantations en terrasse à Chã de Fazenda
Plantations en terrasse à Chã de Fazenda
Vue sur Cova de Paul
Vue sur Cova de Paul
Les amis
Les amis
Vue sur Chã de Fazenda
Vue sur Chã de Fazenda

17h00 arrivée à Vila das Pombas

 

Bien fatigué et avec un petit creux dans le ventre on s’arrête pour grignoter un morceau de pizza. On se renseigne pour dormir sur place et le serveur très sympa essaie de nous trouver des plans. Mais malheureusement c’est un tout petit village et tout est plein. On réfléchit à comment faire et on est prêt à dormir dehors, même si la pluie menace. Du coup, un autre exemple de la gentillesse capverdienne : Le serveur reviens vers nous et il nous dit qu’il a discuté avec un chauffeur d’Aluger qui attend devant le Bar. Le chauffeur à des idées de logement dans des pensions pas chères dans la prochaine ville de Ribeira Grande. Après quelques négociations de prix, on se met d’accord. Après une petite demie heure en minibus, on arrive à Ribeira Grande, où le chauffeur nous amène dans la première auberge. Malheureusement, les prix sont plus élevés que prévu et on refuse. Donc départ direction la deuxième pension, où personne est présent. Ainsi de suite, on fait quelques portes sans succès, trop cher ou personne qui ne répond. Mais le chauffeur, tout tranquille, comme il se doit au Cap Vert, nous suit, nous conseille et nous aide. On arrive à une porte avec un petit mot : « Je suis de retour sous peu ». Alors, on décide d’attendre et on veut payer le chauffeur en lui disant qu’on ne veut pas qu’il perde son temps en attendant avec nous. Là, une autre surprise, il n’y a rien à faire. Le chauffeur reste pas loin et il se renseigne même pour savoir où la dame pourrait être. Ceci avec succès, il vient nous dire qu’elle est à l’église et qu’elle va donc revenir dans environ 1h. On le remercie et on décide d’aller boire un verre dans un bar à côté. On réessaye de le payer, mais toujours rien à faire. Il insiste à ce qu’on aille boire un verre et qu’il vienne nous dire quand la propriétaire est de retour. Donc quelques parties de cartes plus tard, on entend un klaxon devant le bar. C’est notre bien aimable chauffeur. Avec Mimie, on va vite chercher les clés de nos chambres. En même temps, on profite pour fixer un rendez-vous avec notre ami de l’Aluger pour le lendemain matin.

 

En revenant au bar, on découvre qu’il y a une belle cour intérieure où on accède en passant par les cuisines. Du coup on décide de manger un bon plat avant d’aller finir la soirée sur le balcon d’une de nos chambres à jouer au cartes et boire un dernier digestif.

 

Le lendemain matin, comme prévu notre chauffeur nous attend de pied ferme à 8h30 du matin devant la porte de la pension. Le programme était le suivant :

 

8h20 Départ de la chambre parce qu’il faut bien 10min pour descendre les 4 escaliers avec les courbatures du jour précédent.

8h30 Départ Ribera Grande

9h45 Arrivée Chã de Igreja

10h00 Départ direction Cruzinha de Garça – Chã de Mar – Corvo – Fontainhas – Ponta do Sol

17h00 Arrivée Ponta do Sol

 

Ci-dessous quelques impressions de ce jour :

Passage de Cruzina de Garça
Passage de Cruzina de Garça
Chemin de la cote
Chemin de la cote
Chemin de la côte…
Chemin de la côte…
Des gorges, des cuves, des vallées…
Des gorges, des cuves, des vallées…
Vue sur la vallée de Corvo avec ces terrasses de cultures agricoles
Vue sur la vallée de Corvo avec ces terrasses de cultures agricoles
Vue sur Fontanihas construit en surplombant les falaises
Vue sur Fontanihas construit en surplombant les falaises
Chemin de la côte
Chemin de la côte
Village abandonnée ou pas finie ?
Village abandonnée ou pas finie ?
… une construction très impressionnante !
… une construction très impressionnante !
Des ânes, un service de sauvetage ou surveillance ou peut-être du transport public ?
Des ânes, un service de sauvetage ou surveillance ou peut-être du transport public ?
Village de Corvo
Village de Corvo
Fontanihas de l’autre côté
Fontanihas de l’autre côté

Une fois arrivés à Ponta do Sol, on est bien fatigué et dans un premier temps il y a un silence qui s’est installé. On est tous dans nos pensées tellement on est émerveillés par ce qu’on vient de voir ce jour là. Après quelques instants, il y a quand même la réalité qui nous reprend et on commence à chercher un logement. En un premier temps ça parait assez compliqué parce qu’il y a pas mal de bus de touristes qui arrivent de partout. Mais après une heure de recherche on trouve finalement une pension pour passer la nuit.

 

Une fois posé nos affaires, il y a nos estomacs qui nous rappellent l’effort qu’on a fourni la journée et il faut qu’on trouve un endroit pour manger. Mimie, très douée pour ce genre de recherches, nous trouve un joli restaurant avec une patronne très chaleureuse. L’accueil et la nourriture sont excellents et en plus de ceci on a droit à un concert live d’un groupe local. Donc une très belle fin de journée qui s’accorde parfaitement avec ce qu’on vient de vivre.

 

Le lendemain matin, après le petit-déjeuner on part à la recherche d’un Aluger. On apprend que de Porta do Sol il n’y a pas de Aluger direct pour Porto Novo, il faut qu’on change à Ribeira Grande. Finalement, ce n’est pas un problème parce qu’une fois que le premier chauffeur nous dépose à la station intermédiaire, il y a notre ami Aluger des jours précédents qui vient tout de suite à notre rencontre et nous amène à Porto Novo.

 

Une fois arrivée, on passe un moment sur la terrasse de Giorgo pour nous remettre de toutes ces émotions et préparer l’étape suivante : « Navigation de nuit avec les amis direction Praia »

 

Du coup une fois retourné à bord de Petit Prince, on prépare notre départ. La navigation des prochaines 48 heures s’avère être une sacrée expérience pour nos deux amis Suisse. Pour l’un c’est le plaisir de naviguer avec des vents forts, pendant que pour l’autre c’est plutôt un moment qu’il passe à l’horizontale. Ce qui est sûr c’est que c’était une belle fin de cette visite surprise. Une fois arrivée à Praia on amène Marcel et Tim à Terre pour qu’ils prennent leur chemin direction l’aéroport.

 

Je tiens à vous remercier d’être passé c’était vraiment un moment inoubliable !

Merci !
Merci !
Merci !
Merci !

Après ce temps de repos et de visite, il falait qu’on reprenne un peu le travail. On doit continuer de préparer Petit Prince pour la traversée. Comme on est dans la capitale du Cap Vert on profite pour faire les achats nécessaires avant de continuer notre route.

 

Une fois les provisions faites, on part très rapidement direction l’ancienne capitale du Cap Vert : Cidade Velha. Parce que tout le monde (ou presque) à bord de Petit Prince préfère les jolis petits villages de pécheurs à la grande ville bruyante et polluée.

Cidade Velha
Cidade Velha

Une petite anecdote sur le mouillage dans la baie de Cidade Velha. Avant de partir on a essayé de se renseigner sur la possibilité de mouillage. La seule chose qu’on a trouvé c’était que c’est une jolie baie et que « certains voiliers disent avoir mouillé à cette endroit ! »… Effectivement, ceci n’est pas tout à fait rassurant, mais comme on aime bien l’aventure avec notre capitaine on décide de le tenter. Voilà le résultat vu d’en haut de la colline :

Quelques mètres des roches Petit Prince au mouillage
Quelques mètres des roches Petit Prince au mouillage

Ceci ne nous a pas empêché de continuer les travaux sur le bateau et à terre ça n’empêchait pas non plus les pêcheurs à continuer leurs journées habituelles :

A bord…
A bord…
… à terre
… à terre

Même au petit restaurant de la plage le repas de midi se balade tranquille entre les tables comme si on n’était pas là :

Plat du jour : « Poulet – Frites »
Plat du jour : « Poulet – Frites »

Evidemment, le jour du départ approche comme à chaque fois. Après une dernière balade dans la ville, on retourne sur Petit Prince et on se rend compte qu’il s’approche dangereusement des « petits » rochers au milieu de la baie. On décide donc de partir rapidement pour la prochaine destination : « Fogo – l’ile du Volcan »

Au revoir !
Au revoir !

Les vents nous sont favorables et on avance très bien la nuit. Après 12h de navigation nocturne, on se trouve face à un magnifique levé du soleil :

Good morning World !
Good morning World !

Avec le majestueux volcan de l’autre coté :

Fogo !
Fogo !

On approche le port de Sao Filipe, en sachant que l’amarrage ne va pas être très facile. En faite, il n’y a que très peu de place et des forts vents obligent les bateaux à mettre l’ancre et ensuite deux amarres arrières à terre. Mais à peine on entre dans le port qu’il y a un nageur redoutable qui s’approche de Petit Prince et qui monte à bord pour nous aider avec deux « copains ». Toute la manœuvre s’avère plus que compliquée. Parce que d’un côté les soi-disant amarreurs professionnels nous amènent d’abord à quelques mètres de la plage ou finalement on avait plus que 60cm de fond sous la quille. Autant dire que ce n’est pas une solution ! Donc on relève l’ancre pour aller à un deuxième endroit entre des bateaux, ce qui n’est pas facile car le vent nous déporte fortement et comme en plus on doit faire l’approche en marche arrière, ça nous aide en rien. Bravo Pierre de garder le calme et la vue globale et énorme Bravo à Mimie qui est à la barre à ce moment là, pendant que moi je suis à l’avant en train de gérer seulement l’ancre. Après plusieurs essaies, on a enfin réussi et on est très content de pouvoir enfin se poser boire un coup après ce gros moment de stress.

 

Le lendemain, on fait un tour à Sao Filipe, une très jolie ville colorée et pleine de charme. On se renseigne pour aller au point le plus haut du Cap Vert : « Le Volcan de Fogo - 2829m ».

 

Sao Filipe
Sao Filipe
Sao Filipe
Sao Filipe
Sao Filipe
Sao Filipe
Sao Filipe
Sao Filipe
Sao Filipe
Sao Filipe

L’acensions du Pico de Fogo commence dans le petit village Chã de Caldeiras. C’est à environ 2h de voiture depuis le port de Sao Filipe et il fallait qu’on trouve un Aluger. Après quelques renseignements avec différents chauffeurs et quelques petites négociations, on a pu prendre rendez-vous avec un Aluger pour le lendemain matin à 7h00 au port et du coup on se couche de bonne heure pour être prêt à cette montée assez dure.

 

Le lendemain matin à 7h00 on est au point de rendez-vous, mais on est seul. Après 20min d’attente il y a notre chauffeur qui arrive, mais il nous explique que finalement, ce sera un copain à lui qui va nous amener parce que la route est trop rude pour son pickup. Ceci amène à de nouvelles négociations de prix etc. Mais finalement on se met en route. Le nouveau chauffeur très sympathique amène en même temps deux copains pêcheurs chez eux, ensuite il faut qu’il passe voir son patron pour prendre un pneu de rechange au cas ou. Et pour finir, comme ce n’était pas prévu qu’il passe toute sa journée loin de ça famille, il faut qu’il passe chez lui pour prévenir sa femme et sa mère. Comme ça fait un moment qu’on est au Cap Vert on profite de ces moments très rigolos et conviviaux. Une fois en route tout se passe bien, à part un petit détour sur l’arrivée du village. La dernière éruption à complètement englouti la route principale. Il faut donc maintenant faire un détour sur les bords du cratère. Une fois à l’entrée du village, on se rend compte que chez eux le dimanche n’existe pas du tout. La vie est très dure. Les hommes cassent des cailloux pour reconstruire leurs maisons qui ont étaient détruites par les dernières éruptions. Malgré ceci, à notre approche, notre chauffeur demande s’il y a un guide de disponible et ça ne dure que quelques minutes avant qu’un jeune homme arrête son travail dans une carrière et vienne nous voir. On se met très vite d’accord sur le programme, on passe chez lui à la maison pour déposer Manu et Aurore, il prend ses affaires de randonnée et on part, Mimie, Pierre, Corentin et moi pour cette ascension. A nouveau on laisse parler les photos :

On arrive bientôt…
On arrive bientôt…
… oui bientôt…
… oui bientôt…
Une petite maison au milieu d’un champ de lave – Pico de Fogo
Une petite maison au milieu d’un champ de lave – Pico de Fogo
La vue d’en haut !
La vue d’en haut !
La vue dans le cratère
La vue dans le cratère
… ou presque …
… ou presque …
Ah un volcan en vue !
Ah un volcan en vue !
Petit coin de paradis au milieu d’un cratère immense
Petit coin de paradis au milieu d’un cratère immense
La vue d’en haut !
La vue d’en haut !

La monté s’avère quand même assez dure même pour des gens habitués à la montagne et par endroit il faut pas mal escalader les rochers pour trouver des petits passages presques invisibles. Du coup pour Corentin c’est un effort très poussé. Le seul qui est très tranquille et qui monte sans problème c’est évidemment Wander, notre guide. A ce moment là on se dit que c’est normal, il est né ici et il monte au Pico depuis qu’il est petit. Par contre au moment ou il prend Corentin sur ses épaules et qu’il escalade avec un pied très sûr et sans aide de ses mains des passages ou limite en Europe le guide demande à ce que tout le monde soit attaché… Impressionnant !

 

On prend notre temps comme d’habitude au Cap Vert (je pense vous avez compris). On discute pendant toute l’ascension avec Wander qui est très sympa et nous renseigne sur la vie en général de son village. Après 3h on atteint le sommet et on fait une pause pique-nique. Moi, de mon côté, j’appréhende un peu la descente. Comme elle est très raide et que j’ai vite mal au genou. Mais en faite, ces soucis étaient absolument inutiles. Parce qu’après 30 minutes de retour sur nos pas, on change de route et on arrive sur de très belles pentes en sable volcanique, et là tout le plaisir commence. On dévalle les pentes comme des pentes de neige dans les Alpes. En faite, on fait du ski avec nos chaussures de randonnée et au bout de 45 minutes on arrive à nouveau en bas du volcan.

 

Après avoir retrouvé notre chauffeur, on passe récupérer Manu et Aurore, on fait une petite dégustation du vin local et on reprend route pour Petit Prince.

La dernière destination avant la traversée est Brava, l’île la plus au Sud-Ouest de l’archipel. On va au mouillage à Furna, où il faut faire la même manœuvre qu’a Porto Novo, mais cette fois-ci avec le conseil d’Alberto qui est un vrai professionnel et du coup ça n’a même pas duré 30 minutes et tout était en ordre.

 

Brava est comme Santo Antao, très vert. Et la capitale Vila Nova Sintra est la ville avec le plus de fleurs de l’archipel. Malheureusement, on a été très limité au niveau électricité et du coup on ne pouvait plus faire de photos.

 

Mais on a quand même une dernière anecdote à vous raconter. L’avant dernier soir, on passe une très belle soirée à terre à boire un verre avec des locaux. Des bonnes discussions avec anciens marins et un professeur de mathématique. Ce dernier nous invite pour venir manger chez lui le lendemain à midi. Une invitation qu’on accepte avec grand plaisir. On va donc se coucher à bord de Petit Prince en ayant hâte d’être le lendemain à 13h00, l’heure de rendez-vous qu’on s’est donné. Jusqu’à ce que le matin tôt, il y a beaucoup de bruit à l’extérieur et Pierre vient nous réveiller parce qu’il a besoin de la télécommande pour l’ancre en urgence. A ce moment, on sort nos têtes de notre hublot et on voit à quelques petits mètres de Petit Prince, un géant paquebot qui essaye avec de la peine à se mettre à quai. Sur son chemin il écrase un petit bateau à moteur voisin. Une fois le bateau amarré Pierre va discuter avec le policier qui veut qu’on soit parti avant que le paquebot reparte. Donc la mauvaise nouvelle est qu’à 14h00 on doit impérativement lever l’ancre, ce qui nous laisse plus qu’une petite heure pour aller manger chez notre copain du soir d’avant. Une fois retrouvé notre hôte à 13h00 on lui explique l’histoire. On est assez gêné parce que sa sœur nous a préparé un vrai repas de fête et on voyait quand même la déception sur son visage au moment où on lui annonce la mauvaise nouvelle. Mais la vie prépare des bonnes comme des mauvaises surprises, alors il faut faire avec et on profite à fond de ce petit moment de bonheur avant de partir pour un long moment en mer.

 

Il nous reste plus qu’à dire MERCI à tout les gens qui nous en rendu ce mois au Cap Vert tellement magique ! On va surement revenir pour des nouvelles aventures.

 

Mic

 

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