Amarinage

Ce weekend le frère et la tante de Pierre voulaient nous rejoindre.

Pour ceux qui vivent sur le plancher des vaches, une heure et un lieu de rendez-vous sont nécessaires à leur organisation. Pour nous par contre, c’est un peu plus compliqué.

Comment prévoir précisément quelles seront la force et la direction du vent ? Comment savoir si on arrivera au bon moment dans les bons courants pour en profiter au mieux ? Comment être sûr d’arriver au port souhaité en temps et en heure ?

 

On étudie les cartes, les bulletins météo, l’almanach breton, les horaires des marées, la direction des courants et on agit en fonction. Mais vous avez bien vu ce qu’il s’est passé les jours précédents. Alors on choisit de ne pas aller trop loin. On prend la direction de Perros-Guirec.

Et finalement on se retrouve 5 nm plus à l’ouest à Port Blanc !

 

Une fois l’ancre jetée et Petit Prince stabilisé, on descend l’annexe et Pierre et Corentin partent récupérer leurs invités. Mais la soirée se termine vite, car, pour eux, la meilleure position c’est couché, les yeux fermés !

 

C’est sûr qu’après 10 jours de navigation on est amariné. Alors on en oublie à quel point ça peut être épuisant d’être bercé en permanence. Pourtant cette petite rade est très calme.

 

Le lendemain on remonte l’ancre et on prend la direction de Roscoff. On devrait y être en fin d’après-midi, pour l’heure de l’apéro. La famille de Pierre nous y rejoindra en voiture.

Et finalement on se retrouve à 5nm plus à l’ouest à Primel-Tregastel !

 

Et la soirée de la veille se répète en plus agitée encore. Les deux convives ne se sentent pas bien, le bateau bouge un peu plus. Alors on lève l’ancre pour aller la rejeter quelques mêtres plus proche du rivage… ou de l’échouage. Mais trop tard, ils sont déjà trop nauséeux.

 

C’est là qu’on se rend vraiment compte à quel point on est amariné. Aujourd’hui je vous écris de ce même port, bercée par le petit roulis du bateau sans une once de mal-être.

 

C’est bon on est prêt pour le Golfe de Gascogne !

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